Je me surprends souvent à me demander : le transport maritime peut-il véritablement être « écologique » ? Historiquement, le secteur maritime a été une industrie à fortes émissions, représentant environ 2 à 3 % du total des émissions mondiales de dioxyde de carbone générées chaque année par le transport international. Ce n’est qu’en montant pour la première fois à bord d’un ferry DFDS — assis sur le pont, la brise marine sur le visage — que j’ai véritablement saisi la manière dont cette entreprise tire parti de la technologie et de stratégies de gestion pour transformer la réduction des émissions, passant d’un simple coût à un véritable avantage concurrentiel.
Le contexte global de la réduction des émissions dans le secteur maritime est limpide : l’Organisation maritime internationale (OMI) impose une réduction de 40 % de l’intensité des émissions du transport maritime d’ici 2030, avec pour objectif ultime d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. DFDS a pris les devants en se fixant des objectifs encore plus ambitieux : une réduction de 45 % des émissions d’ici 2030 et une neutralité carbone totale d’ici 2050, établissant ainsi une nouvelle référence au sein de l’industrie maritime européenne. En tant que passager et observateur, ce que je perçois n’est pas une simple série de promesses, mais des actions tangibles et visibles.
Réduction des émissions à court terme (d’ici 2030) : transporter un maximum de fret avec un minimum d’énergie
J’ai remarqué un slogan affiché sur les ferries de DFDS : « Chaque minute compte ». En optimisant la vitesse des navires et la planification des itinéraires, l’équipe des opérations maritimes a réussi à réduire l’intensité des émissions des ferries de 5 % en 2023. Chaque accostage et chaque départ s’effectuent sur la base de calculs précis, conçus pour économiser l’énergie et minimiser les émissions.
Ce qui m’a encore plus impressionné, ce sont les installations de raccordement électrique à quai. Lorsqu’un ferry accoste au port de Copenhague, ses générateurs diesel traditionnels sont coupés et le navire s’alimente directement grâce au réseau d’électricité verte du port. Cette démarche permet non seulement de réduire considérablement les émissions de dioxyde de carbone, mais aussi d’atténuer la pollution atmosphérique. Au cours de mon expérience à bord, j’ai pu sentir distinctement que l’air était plus frais et que les niveaux sonores — tant au port que sur le pont — étaient nettement inférieurs.
Les opérations de transport terrestre contribuent également à la réduction des émissions : les remorques sont équipées de pneus à faible résistance au roulement et d’essieux régénératifs afin de réduire la consommation d’énergie. À bord du navire, j’ai même observé des membres de l’équipage expliquer ces mesures d’économie d’énergie pour les véhicules — une démonstration que la logistique verte n’est pas un simple concept théorique, mais un ensemble de technologies concrètes et opérationnelles.

Réduction des émissions à moyen terme (vers 2030) : l’électrification à grande échelle
Les projets de DFDS pour la décennie à venir sont véritablement passionnants. L’entreprise a investi un milliard d’euros dans la construction de six ferries entièrement électriques (sur batteries) ; les deux premiers devraient entrer en service d’ici 2030 et opéreront principalement à travers la Manche. J’ai eu le privilège de visiter les compartiments des batteries — alors en phase de tests — à bord de l’un de ces ferries. Voir comment un système de stockage d’énergie à haute tension propulse un navire d’une telle envergure m’a laissé stupéfait par la simple démesure de cette technologie.
Parallèlement, les opérations de distribution terrestres font également l’objet d’une électrification progressive. Les clients de DFDS ont désormais la possibilité d’opter pour des solutions de transport à faible émission de carbone, en faisant appel à une flotte de camions électriques pour la livraison de marchandises ; les réductions d’émissions associées peuvent être certifiées au titre des émissions de « Scope 3 ». Cela signifie que même les émissions de carbone situées en amont de la chaîne de transport de marchandises peuvent être gérées et optimisées efficacement grâce aux services de DFDS. Pour un passager comme moi, cette technologie rend non seulement les voyages plus respectueux de l’environnement, mais elle inspire également une plus grande confiance dans le choix de modes de transport à faible empreinte carbone.
Réduction des émissions à long terme (2040-2050) : les carburants zéro carbone
En se projetant vers l’horizon 2040–2050, DFDS vise à atteindre l’utilisation exclusive de carburants zéro carbone. L’entreprise explore activement de nouvelles sources d’énergie — telles que l’ammoniac vert, l’hydrogène vert et le méthanol — et collabore avec les ports ainsi que les compagnies énergétiques pour établir des « Corridors verts ». En tant que voyageur, je peux presque visualiser les ferries du futur glissant silencieusement sur la mer matinale, n’émettant rien d’autre que de la pure vapeur d’eau au lieu de dioxyde de carbone.
DFDS adopte une stratégie en boucle fermée : Décarbonation → Réduction des coûts → Réinvestissement. Chaque technologie de décarbonation mise en œuvre permet non seulement de réduire les coûts opérationnels, mais fournit également le soutien financier nécessaire pour financer la prochaine vague d’innovations vertes. Cette approche m’a fait prendre conscience que le transport maritime écologique n’est pas simplement une obligation environnementale ; c’est le témoignage d’un sens aigu des affaires.
Valeur commerciale : Le vert n’est pas un coût, c’est une commande
Sur le marché européen actuel du transport maritime, le « vert » n’est plus une simple « fonctionnalité bonus » ; c’est devenu un facteur décisif dans le choix des clients. Les politiques européennes de taxation du carbone exercent une pression sur les entreprises à fortes émissions, tandis qu’un nombre croissant de clients entreprises et de multinationales de la logistique intègrent des critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) dans la gestion de leur chaîne d’approvisionnement. En d’autres termes, si votre partenaire de transport n’est pas en mesure de fournir des solutions à faible émission de carbone, vous courez un risque important de perdre des commandes commerciales cruciales.
DFDS a identifié cette tendance très tôt et a réussi à transformer le transport maritime écologique en un avantage concurrentiel fondamental. Son service « Decarbonised Solutions » propose aux clients entreprises des stratégies quantifiables de réduction des émissions : de l’optimisation des itinéraires des navires et du transport électrifié jusqu’à la gestion bas carbone au sein de la logistique de la chaîne du froid, chaque étape génère un certificat officiel de réduction des émissions. Ces certificats constituent une preuve tangible qu’une entreprise a réalisé de véritables réductions de carbone au sein de sa chaîne d’approvisionnement. Pour les entreprises tenues de démontrer leurs performances ESG aux régulateurs ou aux investisseurs, cela représente sans aucun doute une valeur inestimable.

J’ai personnellement vécu l’expérience d’un transport de fret transfrontalier où la cargaison a bénéficié des solutions bas carbone de DFDS tout au long de son périple : des camions électriques ont été utilisés pour le transport routier, et le ferry a eu recours à l’alimentation à quai lors de son accostage — ce qui a permis une réduction drastique des émissions de carbone sur l’ensemble de la chaîne logistique. En tant que client d’entreprise, je peux présenter directement ces données dans mes rapports, validant ainsi la durabilité de ma chaîne d’approvisionnement. En tant que voyageur individuel, je peux profiter de la même expérience bas carbone — qu’il s’agisse de choisir une cabine à faible empreinte écologique ou d’opter pour un transfert en véhicule électrique — me laissant avec le sentiment gratifiant que chacun de mes voyages contribue positivement à la protection de l’environnement.
Les enseignements de DFDS pour l’industrie
En montant à bord d’un ferry DFDS, j’ai eu une prise de conscience profonde : la décarbonation du transport maritime n’est pas une question de choix, mais une question de survie. La voie à suivre pour DFDS est limpide :
- ‘efficacité avant tout : À court terme, optimiser l’utilisation actuelle de l’énergie grâce à la technologie et à une gestion rigoureuse.
- Poursuite de l’électrification : À moyen terme, construire des ferries à propulsion électrique par batterie et électrifier la flotte.
- Carburants zéro carbone : la solution ultime : À long terme, atteindre la neutralité carbone grâce à l’utilisation de carburants innovants.
Cette stratégie globale trouve un équilibre entre les réalités commerciales et les objectifs climatiques, permettant à l’entreprise de rester rentable tout en s’assurant une position de leader au cœur de la vague mondiale de réduction des émissions. En tant que passager et observateur, j’ai pu constater personnellement comment le transport maritime écologique évolue, passant du stade de concept futuriste à celui de réalité concrète et tangible.
Chaque fois que j’embarque — à chaque voyage — j’ai l’impression de participer à une expérience environnementale, tout en profitant de la tranquillité et de la beauté qu’offre le voyage. DFDS est bien plus qu’une simple compagnie de transport ; c’est un pionnier du transport maritime écologique et un partenaire fiable dans ma propre démarche vers un mode de vie durable.