Il y a des villes où l’on vient pour voir. Et d’autres, plus rares, où l’on vient pour ressentir. La Rochelle, c’est de cette dernière catégorie. Dès que l’on y pose le pied, le vent salé, la lumière qui danse sur les tuiles rouges, les cris des mouettes, tout vous dit que le rythme ici est différent. Moi, j’y suis venu pour deux jours. Quarante-huit heures exactement. Et j’en suis reparti changé, comme lavé par l’océan.
Vendredi soir – Les premières lueurs du port
Je suis parti de Paris Montparnasse à 17h03, en montant dans ce TGV que j’avais réservé quelques jours auparavant via Trainline. Ce site est devenu mon réflexe dès que je planifie une escapade en train : ergonomique, rapide, fiable. Il m’avait même envoyé une notification quelques heures avant le départ pour me rappeler ma place, mon horaire et d’éventuels retards. Rien de tout cela aujourd’hui. Le train a filé à travers la campagne française, traversant des paysages calmes et verdoyants, ponctués ici et là de silos à grains, de champs de tournesols et de petits villages aux toits rouges.
L’arrivée à La Rochelle, vers 19h30, m’a instantanément sorti de l’univers ferroviaire pour m’immerger dans une ambiance tout autre. À peine descendu du train, un vent chargé d’iode m’a accueilli. C’était comme respirer un air neuf. L’air y est plus pur, plus léger. On sent qu’on est au bord de l’Atlantique.
J’avais réservé ma chambre via Booking.com, dans un petit hôtel plein de charme, situé à deux pas du Vieux-Port. Une bâtisse ancienne rénovée avec goût, façade claire, volets bleu-gris, et cette atmosphère feutrée typique des hôtels de bord de mer. La réceptionniste, souriante, m’a remis la clé d’une chambre au deuxième étage avec vue partielle sur le port. À l’intérieur, le lit était impeccable, les draps sentaient la lavande fraîche, et depuis la fenêtre, j’apercevais les mâts des voiliers se balancer doucement, comme s’ils m’invitaient à sortir.
Il était presque 20h. Je n’avais ni faim ni fatigue, seulement une irrépressible envie de marcher. J’ai laissé ma valise dans un coin, enfilé ma veste et suis sorti.
À mesure que je m’approchais du Vieux-Port, la lumière devenait plus douce, dorée, presque irréelle. Le ciel était un dégradé subtil d’orange et de bleu, et la silhouette des deux tours – Saint-Nicolas et de la Chaîne – se découpait majestueusement sur l’horizon. Le marché nocturne commençait à prendre vie. Des stands de bijoux artisanaux, de textiles ethniques, de produits du terroir s’installaient lentement, éclairés par des guirlandes jaunes suspendues à des mâts en bois.
Je me suis arrêté à un étal tenu par une jeune femme au regard tranquille. Elle fabriquait ses savons elle-même, à base de lait d’ânesse, d’huiles essentielles et de plantes locales. L’odeur de lavande, de romarin et d’amande douce se mêlait à l’air marin, créant un mélange sensoriel presque envoûtant.
Un peu plus loin, un producteur local proposait des dégustations de pineau des Charentes. Il m’en sert un petit verre avec un sourire entendu. Le liquide ambré révèle des notes de fruits secs et de miel, le tout arrondi par une légère acidité. Je ferme les yeux. C’est doux, soyeux, et ça glisse comme une fin d’été sur la langue. Le genre de moment suspendu que l’on garde longtemps en mémoire.

Dîner au bord de l’eau – Saveurs locales et vue imprenable
La faim commence à poindre, et je me dirige lentement vers le quai Duperré, là où se concentrent certains des meilleurs restaurants de la ville. J’avais réservé via LaFourchette une table pour une personne chez « Les Flots », un établissement dont on m’avait vanté la qualité. Le site m’avait permis de consulter les menus à l’avance, les avis des clients, et même d’obtenir une réduction sur un menu dégustation. Pratique, simple, efficace.
Le restaurant, installé dans une bâtisse de pierre aux grandes baies vitrées, donne directement sur le port. On y voit les reflets des bateaux glisser sur l’eau, les lumières des quais qui clignotent doucement. L’accueil est chaleureux, le service précis sans être guindé. On sent ici un respect pour le produit, pour l’instant partagé à table.
Je commence par une assiette d’huîtres de Marennes-Oléron, ouvertes juste devant moi, servies simplement avec un filet de citron et un peu de pain de seigle beurré. Elles sont d’une fraîcheur éclatante, iodées mais jamais agressives. Vient ensuite un dos de cabillaud poêlé, nappé d’un beurre blanc à l’échalote, accompagné d’un écrasé de pommes de terre et de quelques légumes rôtis. Un plat franc, sincère, qui sent la mer et la générosité.
En guise d’accord, je choisis un verre de vin blanc de la région : un sauvignon vif et minéral, parfait compagnon des fruits de mer. Chaque bouchée me rapproche un peu plus de la côte, de ce littoral charentais que je commence à comprendre non seulement par les yeux, mais aussi par le palais.
À la fin du repas, je commande un café et sors discrètement mon appareil photo. La lumière a changé. Les bateaux sont presque immobiles, les couleurs du ciel virent au mauve profond. Je capture cette scène sans artifice, sans mise en scène. Juste un instant de pure beauté.
Je rentre à pied, lentement, le cœur allégé. Cette première soirée à La Rochelle me confirme que j’ai bien fait de venir ici, de prendre le temps, d’écouter le vent et de savourer chaque détail. Le voyage commence à peine, mais déjà, il me transforme.
Samedi matin – Histoire, café chaud et hauteur
Réveil à 7h30. J’ouvre les volets. Une légère brume flotte au-dessus du port. Je descends chercher un café crème et un pain aux raisins dans une boulangerie voisine. La patronne me sourit comme si elle me connaissait. La Rochelle a ce talent : rendre chacun familier en quelques heures.
Je me dirige vers les célèbres Tours du Vieux-Port. J’avais réservé mon billet combiné sur GetYourGuide pour visiter les trois : la Tour Saint-Nicolas, la Tour de la Chaîne et la Tour de la Lanterne. Les escaliers en colimaçon, les murs de pierre, les ouvertures sur le port… chaque tour est un voyage dans le temps. Depuis le sommet de la Tour Saint-Nicolas, la vue est spectaculaire. La ville se déploie, paisible et maritime.
Je passe une bonne heure à flâner dans le quartier Saint-Nicolas. Ancien quartier de pêcheurs devenu lieu de vie bohème, c’est un patchwork de galeries d’art, de librairies indépendantes, de friperies où l’on pourrait passer la journée entière.
Samedi midi – Une terrasse, un plat du jour et un verre de rosé
Pour déjeuner, je choisis un petit bistrot sur la place de la Motte Rouge, découvert en consultant les avis sur Google Maps. Terrasse ensoleillée, nappe à carreaux rouges et blancs, serveuse souriante. Je prends le plat du jour : seiche grillée sur lit de riz safrané, avec une touche d’aïoli maison. Un régal simple, frais, sans chichis.
Je sirote lentement un verre de rosé bien frais, en regardant les passants, les enfants qui jouent, les vélos qui passent. C’est cela, aussi, voyager : ne rien faire et tout ressentir.
Samedi après-midi – Escapade en mer
L’après-midi, j’avais réservé une sortie en mer via le site GetYourGuide. Un catamaran quitte le port à 14h pour une croisière de trois heures autour de l’île de Ré. Le vent souffle fort, les voiles se gonflent, l’eau jaillit. Je m’installe à l’avant du bateau, pieds nus, lunettes de soleil, appareil photo prêt. La côte s’éloigne doucement.
Le capitaine, un passionné, nous raconte les anecdotes du phare des Baleines, nous fait goûter à une spécialité locale : des rillettes de sardines sur pain grillé. À bord, une ambiance chaleureuse se crée entre les passagers. On échange des sourires, des histoires, des photos.
Samedi soir – Rue Saint-Jean-du-Pérot et douce ivresse
De retour au port vers 17h30, je m’accorde un moment de repos à l’hôtel. Puis je repars explorer la rue Saint-Jean-du-Pérot, célèbre pour ses restaurants. Ce soir, j’ai réservé via LaFourchette dans un restaurant à la cuisine plus créative : “Prao”. Cuisine de saison, produits locaux, ambiance détendue.
Je choisis un ceviche de dorade, suivi d’un risotto à l’encre de seiche. Le tout accompagné d’un cocktail maison aux fruits rouges. Le serveur me recommande un dessert aux figues rôties avec sorbet au pineau. Je n’hésite pas une seconde. Tout est parfait.
En sortant, la ville s’est parée de lumières douces. Je longe les quais une dernière fois avant de rentrer. Les artistes de rue jouent du jazz, des couples dansent, des enfants rient. Je me sens apaisé.
Dimanche matin – Marché central et ambiance villageoise
Réveil doux. Petit-déjeuner à l’hôtel : croissants, yaourt, salade de fruits, café noir. Je file ensuite au marché central, un des plus beaux de France selon certains. Sous les halles métalliques, les étals débordent : coquillages, fromages, légumes gorgés de soleil, et bien sûr… les huîtres !
Je m’offre un plateau dégustation : huîtres, crevettes, bulots, un verre de vin blanc. Je le savoure sur une table haute, entouré de locaux. Le marché est vivant, coloré, animé. C’est une autre façon de connaître une ville : par ce qu’elle mange, par ceux qui cuisinent et vendent.

Dimanche après-midi – Vers le phare du Bout du Monde
Mon dernier après-midi, je l’ai consacré à l’un de mes lieux préférés : le phare du Bout du Monde. Accessible à pied depuis la plage des Minimes, le chemin longe la côte, entre mer et pins. C’est une réplique du phare du Cap Horn, dressée seule dans l’eau, silencieuse.
Je reste là longtemps, assis dans l’herbe, à regarder les voiliers passer, les enfants courir. Le vent souffle fort, le ciel est pur. Je prends mes dernières photos, le cœur un peu serré. Ce phare n’est pas un monument. C’est une émotion.
Dimanche soir – Retour et gratitude
Je reprends mon train pour Paris en début de soirée, toujours via Trainline. Le retour est calme, presque méditatif. Je feuillette les photos de ces deux jours, et je me rends compte de tout ce que j’ai vécu en si peu de temps.
Deux jours. Quarante-huit heures. Et pourtant, une sensation de plénitude totale. Grâce à des plateformes fiables comme Booking.com pour le logement, Trainline pour les transports, LaFourchette pour les repas, et GetYourGuide pour les expériences, j’ai pu me concentrer sur ce qui compte vraiment : vivre. Ressentir. Respirer.
La Rochelle, je reviendrai. Peut-être pas demain. Peut-être pas le mois prochain. Mais je reviendrai, pour une autre lumière, un autre vent, un autre week-end au bord du monde.